Loulé paints in an epidermic way so as “to avoid getting spots on the face!”. He exorcises demons in his oil paintings, he needs to reflect his feelings through them, joy as well as sadness. He confides that he needs to paint to avoid going mad. A necessary outlet because vital for him. But in the end, who can define the limit between madness and genius? Is not genius born of madness? First of all, Loulé is passionate. A human being who loves beyond what reason can embrace. Loulé paints just like he lives, he paints Life. In a state of urgency, impulsively, he traces the lines of a face, of a body, by making colours explode, so violent and sensual. His work doesn’t just talk to you, it shouts out love, rage, everything that makes life all that it is. And through this, it is relating our story: “The unique interest in life, is to have the power to offer, to give things back. However, for all those moments of shared happiness, how many hours of despair, of lonely disappointment did the painter go through? Painting is having faith and God knows how hard it is to trust”. Of Portuguese origin, Thierry Loulé is proud of his parents’ country: “The country is full of contrast, brimming with nostalgia and the joy of living, colourful and sanguine. At the same time white and black - white like the houses in the south and dark like the Fado”. We find all of this in his painting. As a child, he already knew that his life was drawn towards that of painters. “The day that I picked up my paintbrushes, I knew that it would be all my life”. Anyway, he admits painting since primary school. He met Blasco Mentor, a close friend of Pablo Picasso. Mentor showed his affection for Loulé by opening the doors of the “Cour des Grands”.



Loulé peint de façon épidermique "pour éviter d'avoir des boutons sur la figure !". Il exorcise ses démons dans ses toiles, a besoin que ses sentiments, ses joies comme ses peines se reflètent dans ses peintures. Il confie qu'il peint pour ne pas devenir fou. Un exutoire nécessaire car vital. Mais finalement qui peut deviner la limite entre la folie et le génie ? Le génie ne naît-il pas de la folie ? Loulé est un passionné avant tout. Un être qui aime au-delà de ce que la raison peut embrasser. Loulé peint comme il vit, il peint la Vie. Dans un état d'urgence, il trace impulsivement les contours d'un visage, d'un corps en laissant exploser la couleur, violente et sensuelle. Son oeuvre ne parle pas, elle crie l'amour, la rage, tout ce qui fait la vie. Et à travers cela, c'est notre histoire à tous qu'elle raconte : "Le seul intérêt de la vie, c'est de pouvoir offrir, de renvoyer les choses. Et pourtant, pour ces moments de bonheur partagé, combien d'heures de désespoir, de déception solitaire pour le peintre. Peindre, c'est avoir la foi et Dieu sait qu'il est difficile de croire". Originaire
du Portugal, Thierry Loulé est fier du pays de ses
parents : "Le pays est contrasté, empreint de nostalgie et de joie de vivre, coloré et sanglant,
à la fois blanc comme les maisons du Sud et sombre comme le Fado". C'est tout ce que l'on retrouve dans sa peinture. Enfant, il sait déjà que sa vie se rapprochera de celle des peintres : "Le jour où j'ai pris les pinceaux, j'ai su que se serait toute ma vie". Il avoue d'ailleurs peindre depuis l'école maternelle. Il rencontre Blasco Mentor, intime de Pablo Picasso. Mentor témoignera de son affection à Loulé en lui ouvrant les portes de "la cour des Grands".

Sonia Kemech